Centre Hospitalier de BRIEY


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Origine du nom maillot - liaison Historique

Présentation

Le Docteur François Clément Maillot (1804-1894) qui a donné son nom au Centre Hospitalier de Briey



Construit de 1972 à 1975, à l’Ouest de Briey, en bordure de la forêt de Napatant, le Centre Hospitalier est le témoin d’une tradition hospitalière multiséculaire.
Il est l’héritier :


  • De la Maison Dieu (en activité au début du XIIIe siècle) élevée devant la porte Sud de la ville (rue René Dorme),
  • De la Maison de la Charité créée en 1760, en haut de la Grand Rue grâce à la générosité de François Charpentier, prévôt gruyer et chef de police de Briey, mais aussi avocat à la Cour Souveraine de Lorraine et Barrois, et grand maître des Eaux et Forêts de Lorraine et Barrois au Département de Nancy,
  • De l’Hospice Civil institué sous le Premier Empire (1857)
  • De l'Hôpital Civil d’Arrondissement, à la ville haute, à l’angle de la rue Carnot et de l’ancienne rue de l’Hôtel de Ville.


Si la Maison de Charité a reçu le nom de Sainte Anne, l’Hôpital Civil, lui, n’a jamais été baptisé. Il a fallu attendre l’édification du nouvel hôpital entre le lycée Louis Bertrand et la Cité Radieuse de Le Corbusier pour qu’un nom soit donné à l’établissement hospitalier public, celui de François Clément Maillot.
Depuis 2000 ans, Briey vit « son histoire particulière » et peut s’enorgueillir d’avoir vu naître des hommes remarquables comme François Clément Maillot.
La fosse de l’oubli dans laquelle a été enseveli François Clément Maillot est si profonde qu’il a paru nécessaire de rétablir le contexte de la vie du médecin militaire. En effet, François Clément Maillot a connu durant toute sa vie une France agitée politiquement et mouvante territorialement. Mais aussi un siècle étonnant et passionnant sur le plan scientifique et technologique.



François Clément Maillot est un authentique Briotin. Il a vu le jour au cœur de la ville haute, le 13 février 1804, dans une grande maison bourgeoise, à l’angle de la rue du Maréchal Joffre (alors rue de l’Hôtel de Ville). Son père, Nicolas François, était officier de santé. François Clément Maillot descendait d’une famille noble, les Maillot de la Treille qui possédait avant 1789, la seigneurie de Spincourt.

Il poursuit des études secondaires au Lycée Impérial de Metz où il obtient le baccalauréat es Lettres. Il entre ensuite à l’Hôpital Militaire d’Instruction de Metz, accès immédiat à une situation. François Clément doit conquérir les grades de « chirurgien sous-aide » (1823) et de « chirurgien sous-aide major » (28 novembre 1825). Il soutient sa thèse de Doctorat en Médecine à la Faculté de Médecine de Paris le 22 février 1828.

Il est ensuite affecté à l’Armée du Nord et deux mois et demi plus tard à l’Hôpital Militaire d’Ajaccio. C’est en Corse qu’il va commencer à nourrir son intérêt pour les fièvres des pays chauds, (le paludisme appelé à l’époque malaria ou fièvre des marais). Il fut appelé comme Médecin Ordinaire à Alger le 20 août 1832. Nommé à l’Hôpital Militaire de Bône (ancien nom de Annaba, Port d’Algérie orientale), le 4 mars 1834, il est confronté à une hécatombe de malaria dans toute l’armée d’Algérie.

Le Docteur Maillot fut un des premiers à rechercher la nature et les causes du mal et en trouva le traitement et la guérison. A la suite de nombreuses observations, il en vint à conclure au caractère palustre (dû au paludisme) des fièvres d’Algérie qui jusqu’alors avaient été traitées comme la fièvre typhoïde de nos climats. Rompant avec les idées de l’École, il abandonna les saignées tant prônées par le Docteur François Broussais (1772-1838) et prescrivit le sulfate de quinine à haute dose, substance découverte sans doute avant lui, mais peu connue et peu employée jusqu’alors toujours à faible dose.

Il quitte Bône à la fin de l’hiver 1835 et est affecté à l’hôpital de Douai, le 21 juillet 1835 puis à l’hôpital de Belle Isle en mer, le 15 octobre 1835. Le 14 décembre de la même année, il fut nommé là où il avait appris la médecine, à l’Hôpital Militaire d’Instruction de Metz, en qualité de Médecin Ordinaire et de Professeur (de 1837 à 1844).

C’est à cette époque (1839) que le médecin briotin a été promu Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur avant d’être élevé au grade de Médecin Ordinaire de Première Classe le 23 novembre 1844. Il a ensuite été promu Officier en 1858, et reçut la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur en 1861.



Sa carrière se poursuit à l’hôpital d’instruction militaire de Lille où il est nommé Professeur le 7 décembre 1844. Il est promu Médecin de Deuxième Classe le 29 août 1847. En 1850, il est appelé à l’École d’Application du Val de Grâce, au rang de Professeur de Clinique.

Les promotions continuent de se succéder : en 1852, il est nommé Médecin Principal de Première Classe et Médecin Inspecteur. Le 4 septembre 1856, il est nommé membre du Conseil de santé, il en devient le président le 26 août 1864.

C’est le couronnement d’une carrière bien remplie qui prendra fin le 30 mars 1868 par une mise à la retraite bien méritée.

Il est resté célibataire jusqu’en 1873. Il avait donc 69 ans lorsqu’il épousa Catherine Pauline Clabecq, veuve Hage, sa cadette de 12 ans (née en 1816). Sculpteur, elle réalisa plusieurs bustes de son époux dont celui du village qui prit son nom en Algérie (voir lignes suivantes).


François Clément Maillot est tombé dans l’oubli après l’assaut de ses détracteurs. Il y est resté jusqu’en avril 1881 au Congrès d’Alger. Il fallut qu’un médecin principal d’armée, le Dr J. Cuinet formât le projet d’exposer aux assises scientifiques de la métropole française d’Algérie, l’œuvre sauvegardienne et vulgarisatrice de Maillot. On nomma rue Maillot, la voie publique d’Alger qui joint les rues Montpensier et Rovigo (ancienne rue de la Marine). Le 2 juilllet 1881, le village de Souk el Tleta a troqué officiellement son nom arabe contre celui de Maillot. Un buste de Maillot a été placé dans les salles d’honneur du val de Grâce et de l’École du Service de Santé Militaire de Lyon. Les hôpitaux d’Alger et de Mustapha, de Lille et de Longwy ont donné le nom de Maillot à des salles de malades. La célébrité (tardive) du Docteur Maillot a également largement débordé les frontières de la France. En 1888, l’assemblée législative a voté l’attribution d’une pension annuelle à vie de 6000 francs.

Lors de la séance du 12 août 1885, le Conseil Municipal de la ville de Briey accepta de donner le nom de François Maillot à une place de la ville haute, à côté de l’hôtel de la Croix Blanche et faisant face à la maison où le Docteur Maillot a vu le jour.

François Clément Maillot s’est éteint le 24 juillet 1894 à son domicile parisien. Il était âgé de 90 ans. Il repose au cimetière Montparnasse à Paris.

Moins de trois mois après son décès, la commune de Briey a mis en chantier l’érection d’une statue de l’ancien président du Conseil de santé des Armées. L’inauguration a eu lieu le 18 octobre 1896.

Malheureusement, la statue de bronze fut volée par les Allemands le 11 juillet 1917 et remplacée le 22 par une boule de pierre portant l’inscription : « c’est la guerre ». En 1932, le socle regarni d’une modeste flamme fut transporté au cimetière en attendant une nouvelle statue. On attend encore !

Le monument qui a assuré la pérennité du souvenir du médecin militaire briotin est certainement l’hôpital militaire Maillot situé à Alger qui a gardé son nom jusqu’à l’indépendance de l’Algérie.

Les PTT (ancienne Poste) ont consacré la renommée de François Clément Maillot en émettant un timbre à son effigie en 1953.


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